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UBANGA & LE PROBLEME DE L’EAU… Au Jardin des Plantes à Saint-Cyprien

Réalisation : Mai 2022 (Zah-Zuh Festival)

>>> Le Jardin des Plantes (Saint-Cyprien) >>>

A l’initiative de bénévoles : Yann CAUSSE, Evelyne POIRET, Sylvie SILBERMANN  et Michelle VALETTE

En équipe, les enfants ont été invité.es à explorer le Jardin des Plantes, à la rechercher d’indices leur permettant de résoudre le problème de l’eau et de reconstituer l’histoire contée autour de la raréfaction de cette ressource vitale renouvelable, mais pas illimitée.

A la fin de ce jeu de piste, créé spécialement pour la journée du dimanche 14 mai programmée dans le cadre du Zah-Zuh Festival, les enfants participant.es accompagné.es de plus grand.es ont pu reconstituer l’histoire des quatre ami.es et découvrir le nom de notre jeune héroïne/héros du conte, grâce aux couleurs de l’arc en ciel, en clin d’œil à la « Rainbow Nation » imaginé en Afrique du Sud.

 

>>> CI-APRÈS PARTAGE DE L’HISTOIRE CONTÉE & ILLUSTRÉE POUR L’OCCASION >>>

UBANGA & LE PROBLEME DE L’EAU –

Il n’y a pas longtemps de cela, en Afrique, dans un village à la croisée de trois pistes, une jeune fille/un jeune garçon et trois de ses ami.es doivent devenir jardinier.ères. Il.elles doivent pour cela planter leur première graine, en recherchant le meilleur endroit possible pour qu’elle pousse au mieux.

Ce village fait de cases en terre peintes de multiples couleurs, possède une source et un puit installés au centre de la place et près de l’arbre à palabres. Les champs sont nombreux. Ils sont cultivés par le groupe des jardinier.ères, des personnages très importants, car il.elles connaissent les plantes et les légumes, les fruits et les arbres, leurs secrets, leurs histoires.

UBANGA, notre jeune héroïne/héros, est une/un jeune du village et comme c’est la tradition, elle/il doit maintenant planter sa première graine pour devenir jardinier.e. Trois de ses ami.es sont dans le même cas.

Plein de joie en attendant le jour choisi par la sorcière du village, elle/il regarde souvent sa graine.

Mais une mauvaise surprise l’attend. La veille du jour où elle/il doit planter enfin sa graine, le vieil homme chargé de veiller sur le puit du village vient la/le voir la larme à l’œil. Le puit du village est à sec.

Tout d’un coup, l’eau s’est épuisée, plus une goutte. Il faudrait qu’il pleuve ou qu’un autre miracle se produise. En Afrique, l’eau peut venir à manquer, car, chaque année, le climat se réchauffe et il pleut de moins en moins. UBANGA, le sent bien, il fait de plus en plus chaud. Comment planter sa graine première graine dans ces conditions et devenir jardinier/ère, comment nourrir les gens du village ? UBANGA, tout retourné/e, s’en va trouver…

La sorcière du village, celle qui connaît les secrets et la raison des choses.

Celle-ci lui dit qu’elle voit une grande quantité d’eau à des dizaines de kilomètres du village, qu’elle voit des enfants se baigner, des gens boire abondamment, mais elle ne voit pas une goutte d’eau dans le village. La sorcière dit à UBANGA que si elle/il veut devenir jardinier/ère, elle/il doit aller au-delà du village chercher les traces de l’eau et les ramener au village.

Elle l’envoie chez l’oiseleur qui, dans sa volière possède de grands oiseaux qui peuvent transporter les apprenti.es jardinier.ères sur leurs dos, par-delà les pistes, la savane et la forêt, et les montagnes pourquoi pas.

UBANGA toujours inquiet/e, s’en va trouver l’oiseleur pour lui expliquer le problème de l’eau. L’oiseleur est au courant bien évidemment car il voit bien comme il est difficile de donner de l’eau à ses oiseaux.

Il prête quatre magnifiques oiseaux aux quatre ami.es afin qu’il.elles puissent se rendre près des peuples du lac. Notre jeune héroïne/héros et ses ami.es voyagent sur les paons loin, très loin au-delà des limites du village. Il.elles rencontrent les pêcheur.ses.

Leurs villages sont entourés de sculptures de pierre. Les pêcheur.ses leur expliquent la vie de l’eau, le lac, comment il abrite les poissons qu’il.elles capturent pour les manger. UBANGA et ses ami.es écoutent les récits passionnants et ils sentent bien aussi que…

Cette grande étendue d’eau est bien trop loin de chez eux.elles et qu’il leur sera impossible de ramener de son eau au village.

De retour au village, quelqu’un leur parle d’un arbre penché sur l’eau qui a le don d’écouter et de comprendre les poissons.

Le groupe d’ami.es volent à nouveau sur les paons, s’agenouillent près de l’arbre penché et écoutent eux.elles aussi le récit des poissons, comment ils descendent et remontent les rivières et les fleuves.

Il.elles rêvent, imaginent des rivières et des fleuves, des jeux avec les poissons. Mais là encore, les 4 camarades sont bien loin de leur village et de la sécheresse qui y règne.

Sur le dos de leurs paons, il.elles se posent à la cime d’un arbre gigantesque qui semble se perdre dans les nuages.

De là, il.elles regardent tous les villages alentours, il.elles voient les puits, les gens s’inquiéter du manque d’eau, économiser les arrosages poser des calebasses pour recueillir des gouttes d’eau au cas où il se mettrait à pleuvoir. Toujours juché.es sur leurs oiseaux magnifiques,

Il.elles rendent visite à la jeune reine d’une tribu voisine. Il.elles la trouvent bien embêtée car elle a perdu une chaussure et que son pouvoir s’en va ainsi chaussée.

La jeune reine leur dit que si il.elles lui retrouvent sa seconde chaussure, elle leur révélera un grand secret. UBANGA se rappelle avoir vu une chaussure lors d’un voyage à dos de paon. Une fois à nouveau chaussée comme il faut, la jeune reine est ravie.

Elle les invite dans la grande case de son village près du palmier sans tête. Il y a là toutes les vieilles personnes de la tribu, les hommes et les femmes qui ont vu beaucoup de choses et vécu des aventures étonnantes. Il.elles racontent à notre jeune héroïne/héros et ses ami.es comment  loin d’ici, très loin d’ici, il existe de très grands villages, avec des voitures qui roulent toutes seules, des grandes cheminées qui crachent beaucoup de fumée et des gens qui gaspillent l’eau.

Ce sont les habitudes de ces gens des tribus lointaines qui ont changé le climat, qui ont fait qu’il ne pleut plus beaucoup en Afrique. Et les sages du village leur disent qu’il ne reste maintenant ici que la magie de la musique et des danses, même si elle n’est plus aussi forte qu’avant pour faire venir la pluie.

Notre jeune héroïne/héros et ses ami.es découvrent qu’il existe des danses pour chaque chose et des arbres à musiques.

Sous ces arbres magiques, on se met à chanter et à danser même sans le vouloir, on peut réveiller un arbre fatigué et trouver des bâtons de pluie. Les quatre ami.es reprennent espoir. Il.elles savent désormais qu’il.elles peuvent ramener l’eau au village. Il.elles retrouvent la sorcière du village. Elle est devenue très vieille et a un peu perdu la tête. Quand UBANGA lui parle des bâtons de pluie, la sorcière semble chercher très loin en elle. Près de deux heures se passent, la sorcière semble endormie, quand soudain, elle ouvre les yeux et rit d’un grand rire. Elle s’est revue très jeune, quand la source du village était toute menue et que le puits n’était pas encore construit. Elle s’est rappelée des danses et des bâtons de pluie. Ubanga et ses ami.es, sur ses conseils, se pressent

Vers un arbre aux longs cheveux, oublié au cœur de la forêt voisine. Près de l’arbre, vit celle qui fabrique les bâtons de pluie. Il.elles vont pouvoir appeler la pluie…

UBANGA et ses ami.es reviennent au village. Pendant trois jours, avec tou.tes les jeunes du village, il.elles dansent et chantent, font sonner les bâtons de pluie.

A la fin de ces trois jours, la pluie vient, à grosses gouttes d’abord, puis à gouttes plus fines, la pluie s’installe, le puits se remplit, les sources aussi, et les sourires reviennent sur les visages. Les quatre ami.es pourront planter leur première graine et devenir jardinier.ère.

Il.elles ont appris la richesse de l’eau, et aussi le secret des danses et de musique à pluie, et aussi, le secret des grands villages où les voitures qui roulent toutes seules et des gens qui gaspillent l’eau. UBANGA devient jardinier.ère, mais il/elle sait qu’il/elle va devoir partir bientôt expliquer à ces gens des grands villages comme l’eau est une richesse, qu’il faut y faire attention, qu’en Afrique, là où il/elle vit, elle commence à manquer.

 

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