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Ciné-musique

Jazzèbre au Cinéma

vendredi 2 octobre 2020 à 19h00 Perpignan - Cinéma Castillet

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Un seul film ce soir et un concert, mais pas de buffet, soirée qui regarde vers un pays au creuset musical longtemps ignoré, l’Éthiopie. Dans les années 60 et 70, la rencontre entre les musiques africaines et les musiques occidentales, la soul, le rock, le funk, le jazz, a permis la création de quantités de nouvelles musiques, rangées un peu rapidement sous le terme général d’afro-beat, dont le grand pays d’Afrique de l’Est fut un acteur particulièrement étonnant et prolifique.

« Yézémèd Yébaèd » (De la famille et d’ailleurs ) film de Léila Morouche

Yézémèd Yébaèd – de la famille et d’ailleurs – écrit en images l’ode du Tigre des Platanes et d’Eténèsh Wassié à la musique éthiopienne des années 60-70. La rencontre improbable entre le Tigre, méchants improvisateurs et retourneurs de sons, et Eténèsh, grande voix d’Addis Abeba, crée une passerelle entre un passé musical prolifique et un présent curieux et novateur. Quelles sont les figures qui ont contribué à l’émergence et au développement du groove éthiopien ? Pourquoi ces ondes éthiopiennes résonnent-elles toujours dans les corps ? Dans les pas du Tigre et d’Etenesh, un périple musical nous conduit au cœur de l’Ethiopie et de sa musique terriblement actuelle.

Marc Démereau – Solo

Marc demereau live

© Luc Greliche

 

Marc DEMEREAU : solo

 

Marc Démereau, depuis toujours, s’intéresse à toutes les musiques, populaires/traditionnelles ou savantes, écrites ou improvisées, d’hier, d’aujourd’hui ou de demain… Et au-delà de cet art, se passionne pour toutes les formes d’expression artistique, ainsi que pour leur histoire et pour ce qui les lie aux sociétés humaines en perpétuelle évolution… C’est vaste ! En outre, il porte souvent une attention particulière à ce qui peut s’exprimer de « politique », ou de « libertaire » au travers de la subversion ou du respect des formes musicales ou artistiques. Des musiques nouvelles surgissent, d’autres, très anciennes, disparaissent avec certains modes de vie… C’est captivant !
Au fond de son travail musical, il y a, en définitive, deux lignes de force, deux voies qui guident l’élaboration de son « langage ». La première est celle de l’ « hommage », pensant à toutes les belles choses qu’il aura pu, et peut encore, croiser, entendre, voir et aimer. Par cette voie, le musicien, le compositeur, l’improvisateur se fait le résonateur, ici et maintenant, de ce qui le traverse, l’émeut, le construit…
La deuxième, étroitement intriquée, tressée avec la précédente, est celle de la « transformation », de la revisite, de l’hybridation, de la recherche de sons inouïs. Suivant cette voie, on est dans la cuisine, la tambouille, la chimie…
Et là entre en œuvre un processus, un jeu, très particulier, qui pourrait se résumer par : « je vise entre les cases ! ».

En effet, Marc Démereau est incapable, allez savoir pourquoi, de jouer du jazz, du funk, de la musique contemporaine, du rock… Pour son plus grand malheur, il n’est ni afro-américain, ni éthiopien, et se refuse, sans doute par un stupide entêtement éthique, à opter pour un courant, une esthétique, un langage particulier ! Donc, il bidouille entre les étiquettes, se rendant par là même sans doute relativement in-repérable ! Mais à cela il ne peut rien. Il ne sait pas faire autrement ! Peut-être cependant quelque-chose de son lointain passé d’instituteur de campagne (et d’actuel pédagogue, entre autres en musique improvisée…) entre-t-il en ligne de compte dans ce curieux processus : une volonté diffuse de partager ses passions, de transmettre sa curiosité, l’utopie d’ouvrir des oreilles…

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