Retour sur des moments précieux …

 

Nous sommes au Théâtre pour ce qui sera peut être nos derniers concerts dans ce haut lieu du Festival. Personne n’ignore, je pense, la bizarre idée de la Municipalité et de l’Université de modifier la fonction du lieu pour en faire un amphithéâtre à l’usage des étudiants. Fermer un lieu de culture vivante, au charme et à l’acoustique exceptionnelle en même temps que ré-ouvrir un musée, drôle de symbole.

La culture, la création, s’élabore, dans le présent, se vit dans le présent, elle laisse seulement ensuite des traces, des chefs d’œuvres intemporels. Espérons que la raison revienne…

Nous voici donc au Théâtre avec Symalenga, le quintet primé de jeunes musiciens de Conservatoire. Ils se lancent dans le grand bain avec une belle audace, les compositions sont appliquées, la technique est là et l’enthousiasme les fait allègrement déborder l’horaire. La scène est encore biensûr un peu grande, c’est leur première, mais bien peu… A suivre…

Suit le cabaret sophistiqué de la Scala plongé dans une lecture des musiques du XXe siècle. Musique de chambre où chacun des quatre musiciens s’affairent avec élégance. Le temps se suspend ou s’énerve. On reste pantois devant ce développement d’intelligence assez virtuose.

Il faut un temps pour changer d’univers musical et basculer dans la conversation passionnante qu’entame Sonny Troupé et Gregory Privat. Marier le piano jazz, un poil romantique et le gwo ka, le tambour de la Guadeloupe à la sonorité plus sèche n’est pas chose aisée. Il faut approvisionner le son. Les deux complices éclatants s’y attèlent avec bonheur (visible). Le piano devient percussion, le Ka mélodie. Une belle plongée antillaise, rare même par Jazzèbre.

 

 

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