Enluminiures, »freaks » et dentelles…

Trois concerts, trois univers apaisés,…

Benjamin Flament et Clément Janinet, sur la petite scène de la salle Cocteau, exposent des histoires délicates, des formes de haïku, et se réfèrent notamment à Frederico MOMPOU, le compositeur catalan. Des temps suspendus, fragiles… Mediums, c’est Vincent Courtois et son violoncelle, bienheureux centre

d’une foraine où dialoguent deux saxophones ténor, Daniel Erdmann et Robin Fincker. Univers de « freaks », de femmes-tronc, de stand de catch, de nuit des monstres. Une galerie d’images surprenantes, une infinie maitrise des sonorités et des nuances, voilà un trio hautement atypique auquel on s’abandonne comme au délice du vertige …

John Abercrombie fait dans la dentelle. Superbement entouré(magistral Joey Baron!), le guitariste nous sussure au creux de l’oreille une musique sans âge. A nous d’accepter de se laisser bercer ou non…

Le Festival quitte le Théâtre Municipal(toujours un peu à regret). Nous abordons pour notre dernière semaine le Théâtre de l’Archipel et quelques rendez vous hors cité. N’empêche, le Théâtre fête cette année ses deux cent ans, sans trop de tambours ni trompettes…Pour son histoire, sa qualité acoustique, la proximité qu’il offre avec les musiciens, il faut sauver le soldat Théâtre…plongé dans l’ombre immense du nouveau paquebot de la culture perpignanaise.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut de page